Au 26 rue Camille Desmoulins, des familles, des personnes âgées, des travailleurs ont construit leur vie, des vies derrière ces murs. Une vente à la découpe menace de tout effacer. Nous appelons la Ville de Paris et la mairie du 11e à agir.
avant l'échéance des premiers baux, le 2 novembre. Sans solution concrète de la Ville, des familles, des personnes âgées et des travailleurs n'auront nulle part où aller.
Depuis avril 2026, les locataires du 26 rue Camille Desmoulins font face à une mise en copropriété suivie d'une vente par lots. Des congés pour vente ont été signifiés par huissier dès le mois d'avril.
Pour la plupart d'entre nous, retrouver un logement équivalent dans Paris est simplement hors de portée. Ce n'est pas un choix. C'est une expulsion organisée par la spéculation immobilière.
Notre immeuble, c'est Paris comme il devrait toujours être : des retraités, des jeunes actifs, des familles, des indépendants — des gens qui ne se ressemblent pas mais qui vivent ensemble. On se connaît. On se surveille. On se rend service. La pharmacie est au rez-de-chaussée, l'école est à deux pas.
Congés pour vente signifiés par huissier. Le collectif se constitue et alerte les élus.
Reçus par Adrien Tiberti, conseiller délégué au logement du 11e arrondissement.
Reçus à l'Hôtel de Ville par Jacques Baudrier. La Ville confirme suivre le dossier.
Premier rassemblement au pied de l'immeuble, avec le soutien du Droit au Logement (DAL).
Deuxième rassemblement, plus large. Jacques Baudrier, David Belliard et Adrien Tiberti viennent à la rencontre des locataires. La presse couvre la mobilisation.
Rendez-vous à la mairie du 11e, en présence de Jacques Baudrier, David Belliard et Adrien Tiberti. Nous y attendons des engagements concrets.
Échéance des premiers baux. Le temps presse. Sans solution d'ici là, des foyers devront partir.
Derrière notre adresse, il y a des histoires vraies. Des vies construites ici, dans ce quartier, dans cet immeuble.
Un retraité, 67 ans
Plus de 40 ans dans cet immeuble. Sa mère, 95 ans et dépendante, vit à quelques pas — un départ du quartier rendrait impossible le soutien qu'il lui apporte.
Une salariée, 59 ans
Elle a tout construit ici et veille sur ses voisins les plus fragiles. À 59 ans, avec un salaire ordinaire, retrouver l'équivalent à Paris est une mission impossible.
Un habitant, 78 ans
Cinquante ans dans cet immeuble. Ses voisins forment autour de lui un réseau de solidarité quotidien. Un déménagement forcé représenterait pour lui un danger réel.
Situation critiqueUne indépendante, 42 ans
Elle a bâti son activité professionnelle dans ce quartier. Son statut d'indépendante rend l'accès à un nouveau logement particulièrement difficile.
Une mère de famille, 41 ans
Mère de famille de deux jeunes enfants, travaillant à son compte. Toute son organisation familiale repose sur cet ancrage local. Les portes du parc privé lui sont fermées.
Bail expire nov. 2026Un indépendant, 48 ans
Il travaille depuis chez lui depuis 10 ans. Son logement est son outil de travail. Sans fiches de paie, les portes du marché locatif lui sont fermées.
Bail expire nov. 2026Une intermittente, 57 ans
Ses enfants sont nés ici. Toute sa vie familiale et professionnelle est ancrée dans ce quartier. Son statut rend l'accès au parc privé quasi impossible.
Un salarié en transition, 40 ans
En situation de licenciement économique. Perdre son logement en même temps que son emploi créerait une instabilité impossible à surmonter.
Un employé, 51 ans
Après une période difficile, il a retrouvé un équilibre grâce à la stabilité de son logement. La perspective d'un départ forcé est pour lui une source d'angoisse profonde.
Devant la pharmacie, au pied de notre immeuble, locataires, voisins et soutiens se sont rassemblés derrière une seule banderole : « Monsieur le Maire, on veut rester chez nous ». Jacques Baudrier, adjoint au logement de la Ville de Paris, David Belliard, maire du 11e, et Adrien Tiberti sont venus nous écouter. Le collectif est accompagné par le Droit au Logement (DAL).





Photos : Bénédite Topuz
Ils ont couvert notre mobilisation
« Je dois quitter l'appartement à la fin du mois de novembre » : des locataires confrontés à la vente à la découpe de leur immeuble se mobilisent
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Voir le reportageJournalistes : téléchargez notre communiqué de presse (PDF) ou écrivez-nous à vivredansle11eme@gmail.com.
Le 16 avril, nous avons été reçus par Adrien Tiberti. Le 27 mai, Jacques Baudrier nous a reçus à l'Hôtel de Ville. Le 19 septembre, Jacques Baudrier, David Belliard et Adrien Tiberti sont venus à notre rassemblement. Le 14 octobre, ils nous reçoivent à la mairie du 11e. Nous interpellons également Emmanuel Grégoire, maire de Paris.
Jacques Baudrier
Adjoint au maire chargé du logement, de la défense des locataires et de l'encadrement des loyers
✓ Reçus le 27 mai ✓ Présent au rassemblement du 19 sept.
David Belliard
Maire du 11e depuis avril 2026 — venu à notre rassemblement, nous lui demandons de se saisir de notre situation
✓ Présent au rassemblement du 19 sept.
Emmanuel Grégoire
Maire de Paris — nous l'interpellons directement sur ses propres engagements en matière de logement
↗ Interpellé
Adrien Tiberti
Conseiller délégué au logement, à l'habitat et aux droits des locataires du 11e
✓ Reçus le 16 avril ✓ Présent au rassemblement du 19 sept."Ce ne sont pas les familles qui partent, elles sont chassées par la spéculation immobilière."
Monsieur Grégoire, nous aussi nous sommes chassés. Nous habitons au 26 rue Camille Desmoulins, dans le 11e arrondissement que vous administrez. Nous vous demandons d'agir conformément à vos propres engagements.
La nouvelle majorité parisienne s'est engagée à lutter contre les ventes à la découpe et les pratiques spéculatives. Elle dispose des outils — notamment le droit de préemption. Nous lui demandons de les utiliser pour notre immeuble.
Notre immeuble est situé dans un secteur identifié comme déficitaire en logement social au regard des objectifs du PLU bioclimatique de Paris. Les outils existent. La volonté politique peut changer notre avenir.
Nous demandons que l'acquisition de l'immeuble par un bailleur social ou par un acteur public soit sérieusement et rapidement étudiée, afin de permettre le maintien des locataires dans leur logement.
La Ville de Paris a déjà préempté des immeubles en situation similaire. Jacques Baudrier a confirmé que la préemption est l'un des principaux leviers de la nouvelle municipalité. Nous lui demandons de l'activer.
Les élus lisent. Les journalistes aussi. Chaque message renforce notre dossier. Montrez-leur que ce combat ne nous concerne pas seulement nous.
Première chose à faire : signer la pétition et la partager autour de vous.
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